Monture Équatoriale et Mise en Station

Il existe différents types de montages mécaniques permettant d’orienter les télescopes et les lunettes astronomiques vers les différents sujets d’observation de la voûte céleste. Nous aborderons ici, la monture équatoriale : un système très répandu qui a l’avantage de permettre de compenser facilement les effets de la rotation terrestre pendant l’observation.

Les 4 axes d'une monture équatoriale

Les montures équatoriales sont articulées sur 4 axes :

1. L’axe Azimutal (AZ.) : il permet d’orienter l’ensemble de la monture en direction du pôle.

2. L’axe de Latitude (LAT.) : il permet d’élever la monture selon un angle de 0 à 90 degrés.

3. L’axe d’Ascension Droite (A.D.) : il permet, une fois correctement orienté, de suivre les objets célestes (gradué en 24 méridiens célestes)

4. L’axe de Déclinaison (DEC.) : il permet de finaliser le pointage du tube optique vers les objets célestes.

Pour bénéficier de la capacité de la monture à compenser la rotation terrestre, il convient de l’orienter correctement.  Cette opération porte le nom de « mise en station ». Il consiste à régler les deux premiers axes pour s’adapter au lieu d’observation. Ainsi, il n’est nécessaire de s’en préoccuper qu’au début, au moment de mettre en place le télescope. Les réglages des deux autres axes devront, quant à eux, être ajustés au court de la soirée en fonction des objets visés et de la rotation de la Terre.

Le réglage des deux premiers axes s’effectue de la façon suivante :

1. il faut tout d’abord faire pivoter la monture sur l’axe azimutal jusqu’à ce que celle-ci pointe vers le Nord (dans l’hémisphère Nord).  Elle comporte le plus souvent un repère sur sa base indiquant quelle partie doit pointer vers le pôle. On peut s’aider pour cela d’une boussole. À ce stade on peut se contenter d’un réglage approximatif car il pourra être affiné par la suite.

2. Il convient ensuite, d’incliner la monture en jouant sur l’axe des latitudes de telle sorte que l’axe d’ascension droite pointe vers l’étoile polaire. On s’aide, pour cela, des graduations situées sur l’axe des latitudes. L’inclinaison finale, en degrés, doit correspondre à la latitude à laquelle se trouve le télescope. Pour connaitre cette valeur, il suffit de consulter une carte ou un GPS. En France Métropolitaine Continentale, la latitude varie entre 42° (au Sud) et 51° (au Nord).

3. Une fois, ces deux premiers réglages effectués, il est possible de les affiner en vérifiant que l’axe d‘ascension droite pointe bien vers l’étoile polaire. Il suffit pour cela de positionner le tube optique de façon à ce qu’il soit parallèle à l’axe d‘ascension droite. On pourra, alors vérifier visuellement que le pointage vers l’étoile polaire est correct et effectuer les ajustements nécessaires en jouant sur ces deux axes.

A ce point, la « mise en station » est terminée. L’axe d’ascension droite de l’instrument est parallèle à l’axe de rotation de la Terre. Il suffira donc d’effectuer une rotation en sens inverse (à l’aide d’une molette ou d’un moteur) de celui-ci pour que l’instrument reste pointé sur l’objet céleste choisi et compenser la rotation terrestre.

Il n’est nécessaire d’effectuer ces réglages qu’une seule fois par séance puisqu’ils ne dépendent que de la position géographique. À ce stade, il est d’ailleurs conseillé de les verrouiller en resserrant les molettes prévues à cet effet.

Il est alors possible de pointer vers les objets célestes visibles dans le ciel nocturne en jouant uniquement sur la rotation des deux derniers axes (ascension droite et déclinaison). On peut, pour cela, s’aider d’une carte du ciel ou d’une application pour smartphone.

Naturoptic propose, bien sûr, une sélection de télescopes et lunettes astronomiques à montures équatoriales.

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